58e session de la Commission de la condition de la femme à l’ONU

ONU 2014 Louise Michaud et Maria Piazza

– 2e rapport de Louise Michaud, mercredi le 12 mars 2014

Ce fut une journée des plus actives. Après la session de mise en commun et de préparation du matin pour les organisations syndicales canadiennes, j’ai couvert plusieurs activités.

Équité salariale
D’abord, un atelier sur l’équité salariale, « Salaire égal pour un travail de valeur égale », organisé par le Bureau international du travail (BIT). Le panel était constitué de M. P. Arhinmaki, du ministère de l’Égalité des genres de la Finlande, de Mme Barb Byers, vice-présidente exécutive du Congrès du travail du Canada, et de M. R. Crowe, du BIT.
Après un rappel historique des luttes ayant mené (ou pas, selon le pays ou la juridiction) à l’obtention de l’équité salariale, un constat commun : depuis une bonne dizaine d’années, l’écart salarial recommence à se creuser entre les hommes et les femmes. Sont pointés du doigt : le type d’emplois occupés par les femmes, leur moins bonne rémunération, le caractère précaire de leurs emplois, le nombre d’heures travaillées, le difficile accès à de la formation et du mentorat au travail, de même qu’aux postes décisionnels. Si des efforts particuliers ne sont pas faits par les gouvernements, il faudra plus de 75 ans pour éliminer l’écart salarial entre les sexes ! Divers outils d’évaluation sont disponibles, notamment sur le site du BIT.
Hypersexualisation des filles
Autre atelier fort intéressant et de plus en plus d’actualité, compte tenu des images dévalorisantes des filles véhiculées dans les médias écrits, visuels, électroniques, publicitaires notamment. On nous présente une image déformée des jeunes filles. Les stéréotypes féminins persistent et se renforcent. L’atelier a mis en évidence des moyens pour lutter contre cette situation : faire attention à ce qu’on achète pour nous et pour nos filles; réclamer nos droits comme auditrices et faire part de nos commentaires aux chaînes de télévision, aux maisons de production, aux artistes, aux agences de publicité, aux chaînes de magasins, aux designers de mode, etc. On doit aussi penser à élaborer des lois et des lignes directrices pour assurer le respect des femmes et des filles, pour leur donner une image plus positive, plus valorisante.
Du travail sur les conclusions concertées
La délégation syndicale canadienne a aussi travaillé sur des amendements à apporter au texte proposé des Conclusions concertées qui doit être signé par les gouvernements et qui portent sur les Objectifs du Millénaire pour le Développement. Nous voulons un texte fort et vraiment axé sur des améliorations à apporter pour plus d’égalité pour les femmes.
Par : Louise Michaud, vice-présidente représentant les femmes de la FTQ