58e session de la Commission de la condition de la femme à l'ONU

ONU 2014 Louise Michaud et Maria Piazza

– 1er rapport de Louise Michaud, lundi le 10 mars 2014

Les travaux sont bel et bien commencés et Louise Michaud, vice-présidente représentant les femmes de la FTQ, y participait.
Comme à chaque année, la délégation syndicale canadienne débute chaque journée par une rencontre préparatoire en vue des événements principaux de la journée : les rencontres avec le gouvernement, les événements parallèles officiels et les événements parallèles des organismes non gouvernementaux (ONG). Au cœur des échanges des militantes, le thème et les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD).
Plusieurs sujets d’importance liés aux OMD ont été discutés durant les événements parallèles, comme la santé maternelle et la réduction de la mortalité infantile, notamment par l’élimination de la violence familiale.
Participation aux événements parallèles
Mon premier évènement parallèle a porté sur la violence à l’égard des femmes est un problème majeur. Par exemple, à l’échelle mondiale, 35% des femmes ont subi des violences physiques et des séquelles de la part de leur conjoint. Cette violence physique, sexuelle et psychologique a des répercussions sur la santé des femmes. Parmi les risques auxquels elles sont exposées, mentionnons la dépression, les problèmes de sommeil ou d’alcoolisme, les idées suicidaires ou le suicide, le sida, la naissance d’un enfant de faible poids… d’où l’importance de la prévention de la violence. Il faut contrer la banalisation de la violence faite aux femmes, remettre en cause les normes sociales qui cautionnent cette violence, réduire l’exposition des jeunes à la violence. Il est aussi important de fournir des services confidentiels, accessibles et de qualité à celles ayant subi de la violence.
Le deuxième atelier auquel j’ai participé était consacré au rôle des hommes et des garçons dans la promotion de l’égalité entre les sexes. Les changements positifs sont possibles; tout dépend du message et du messager. Il est aussi possible de démontrer que l’égalité est bonne pour l’économie puisque en étant éduquées et autonomes financièrement, les femmes se sentent mieux outillées pour s’impliquer dans leur communauté, à divers niveaux.
Par : Louise Michaud, vice-présidente représentant les femmes de la FTQ