6 décembre 2011

Rassemblement à Mtl le 6 décembre 2011

Crédits photos: Sylvie Lépine, FTQ

Il est temps que les femmes soient en toute sécurité au travail,
à la maison et dans la communauté.

Chaque année le 6 décembre, la FTQ se souvient et invite ses affiliés à souligner la Journée de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes. Cette journée, instituée par le Parlement canadien, rappelle les tristes événements du 6 décembre 1989 au cours desquels un homme a assassiné 14 jeunes femmes étudiantes à Polytechnique simplement parce qu’elles étaient des femmes. Avant de les tirer, le tueur a crié : « Vous êtes toutes des féministes! Je hais les féministes! »

Les travailleuses et les travailleurs de tous les secteurs de l’économie sont victimes de violence au travail.

Ces dix dernières années, la violence au travail a augmenté de 40 %. Le taux de violence est beaucoup plus élevé à l’égard des femmes que des hommes.

Les femmes sont trop souvent privées de leur droit à un milieu de travail sûr, car un très grand nombre d’entre elles ont un emploi précaire, à temps partiel, à faible salaire ou non rémunéré. C’est surtout le cas des femmes de couleur, autochtones ou ayant un handicap.

La violence faite aux femmes au Canada continue d’être un grave problème, qui a suivi les femmes du foyer jusqu’en milieu de travail. Malheureusement, l’inaction des gouvernements et des employeurs persiste dans le dossier de la sécurité au travail. Passons à l’action. Parlons à nos élus fédéraux, provinciaux, territoriaux et municipaux de la violence contre les femmes au travail. Demandons-leur d’appuyer des mesures pour :

1) modifier les lois sur la santé et la sécurité au travail afin de reconnaître que la violence et le harcèlement sont des dangers en milieu de travail;

2) obliger les employeurs à prendre des mesures concrètes afin de prévenir la violence;

3) modifier la façon dont les accidents de travail sont signalés de sorte que des statistiques puissent être recueillies pour déterminer plus exactement le taux de violence au travail, et que des programmes puissent être mis en oeuvre pour enrayer la violence au travail;

4) mener des campagnes publiques de sensibilisation aux répercussions économiques et sociales de la violence faite aux femmes et aux politiques sociales nécessaires à la réalisation de la sécurité et de l’autonomie des femmes.