Amélioration des prestations de compassion

Depuis le début de 2016, les personnes qui doivent s’absenter du travail pour prendre soin d’un proche atteint d’une maladie grave pourront recevoir des prestations de compassion pour une période allant jusqu’à 26 semaines, une hausse par rapport aux six semaines qui prévalaient. Cette décision faisait partie du dernier budget du gouvernement Harper en avril 2015.

Pour être admissible, la personne doit tenir de son médecin un document attestant que la personne malade est atteinte d’une maladie grave. Les prestations sont versées par le biais de l’assurance-emploi ; il faut avoir cumulé 600 heures d’emploi assurable au cours des 52 dernières semaines. Par contre, il faut prouver que la rémunération hebdomadaire est réduite de plus de 40 % pour y avoir droit.7

Au cours de la dernière campagne électorale fédérale, le Parti libéral de Justin Trudeau s’est engagé à rendre ce programme plus accessible aux travailleurs et travailleuses s’occupant d’un proche malade chronique (sans pour autant qu’il ne soit mourant). Le congé pourrait aussi devenir accessible aux parents s’occupant d’un enfant qui ne peut se rendre à l’école pour une « période prolongée ».8

Un autre dossier à suivre…

 

[7] Lia Lévesque, Allongement des prestations de compassion : de la poudre aux yeux?  La Presse canadienne, 23 avril 2015

[8] Hélène Buzzetti, Congé de compassion. Les libéraux visent toujours la flexibilité, Le Devoir, 7 janvier 2016.