Ateliers de misère de Statistique Canada !

Équité salariale

Au nom de quelque 2 000 collègues, un groupe de membres de l’Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC-Québec-FTQ) à l’emploi des Opérations des enquÊtes statistiques – sous-traitant pour Statistique Canada – ont reçu un chaleureux appui des participantes à la rencontre Biennale en condition féminine de la FTQ.

Ces travailleurs et surtout ces travailleuses – ce sont majoritairement des femmes et plusieurs sont cheffes de familles monoparentales – qui étaient des fonctionnaires fédérales jusqu’en 1987, sont depuis devenues des fonctionnaires de seconde zone. Elles ont eu recours à des grèves rotatives pour dénoncer leurs conditions de travail dignes du 19e siècle : disponibilité obligatoire 14 heures par jour, 7 jours par semaine ; aucun congé de maladie ni férié; travail à temps partiel, même après 25 ans ; constamment surveillées, contrôlées ; menaces fréquentes de mesures disciplinaires; aucune allocation pour l’équipement, le téléphone, l’automobile, les assurances pour celles qui travaillent à domicile ou sur la route ; tout ça pour un dérisoire 10,69 $ / h (maximum de 13,47 $ lorsque sur la route).

Leurs témoignages en ont ému et choqué plus d’une. Une collecte spontanée s’est organisée lors de leur brève apparition (c’était durant leur pause-café). La somme de 1 000 $ a été recueillie en quelques minutes et, sur décision du Bureau, la FTQ a porté ce montant à 2 000 $. Beau geste de solidarité !

P.S. : Quelques semaines plus tard, on arrivait à un règlement à la satisfaction de ces travailleuses.