Biennale de réflexion en condition féminine FTQ - 24 septembre 2003

Biennale

<i>Photo: Serge Jongué

Photo: Serge Jongué

Mercredi, le 24 septembre 2003 - Après l’accueil des participantes et participants par Johanne Vaillancourt et Suzanne Amiot, vice-présidentes de la FTQ, le président Henri Massé a souligné les 30 ans du comité de condition féminine en rappelant qu’en 1973, il n’y avait que 50 000 femmes à la FTQ qui en compte aujourd’hui plus de 160 000.


Évoquant la situation difficile des femmes dans beaucoup de milieux de travail, et de surcroît des femmes immigrantes qui ont à la fois la barrière de la langue et de la culture à surmonter, Henri Massé a indiqué que les acquis en matière de conditions de travail des femmes sont encore fragiles et qu’il reste beaucoup à faire.

« Ces 30 années ont passé vite mais il faut faire des bilans. Si on se compare avec nos alliés syndicaux des Etats-Unis, on est drôlement présents dans le dossier des femmes. Pour ce qui est de l’Europe et de la CISL, il n’était pas question des dossiers des femmes il y a 10 ans. On en parle aujourd’hui parce que des militantes comme Nancy Rich et d’autres du Québec et du Canada se sont battues pour y pousser la cause des femmes. »

Le président de la FTQ en a profité pour saluer le travail des vice-présidentes de la FTQ depuis 30 ans, travail qui a fait avancer leur cause dans nos rangs et nos structures. Sur une note moins encourageante, le confrère Massé a mentionné le programme des libéraux en matière de services de garde, en santé où on risque de retourner aux femmes les responsabilités de voir aux personnes malades, en sous-traitance (art. 45) où les emplois mal payés en buanderie, en cafétéria, par exemple sont majoritairement occupés par des femmes.

Henri Massé a insisté sur le fait que les normes minimales ne suffisent pas, il faut que les femmes s’organisent et c’est la responsabilité de la FTQ à les aider à se syndiquer. Les conditions de travail et de salaires des femmes syndiquées sont nettement supérieures à celles des non syndiquées.

Par la suite, les consoeurs Lauraine Vaillancourt (retraitée active), Carole Haywood (SEPB-574) et Louise Mercier (UES-800) ont livré de vibrants témoignages sur leurs expériences et leurs débuts dans les dossiers de condition féminine depuis 30 ans.