Du bon et du moins bon en équité salariale

Équité salariale

16 mai 2003 - Après deux mois et demi de grève, le personnel de soutien de l'Université de Montréal accepte la proposition de règlement soumise par la médiatrice-conciliatrice du ministère du Travail. Celle-ci ne concerne toutefois pas l’équité salariale. Un mois plus tard, soit le 12 juin, la Commission des droits de la personne et de la jeunesse recommandait à l’U de M de verser plus de 35 millions de dollars aux employées de soutien victimes de discrimination.

16 mai 2003 - Après deux mois et demi de grève, le personnel de soutien de l'Université de Montréal accepte la proposition de règlement soumise par la médiatrice-conciliatrice du ministère du Travail. Celle-ci ne concerne toutefois pas l’équité salariale. Un mois plus tard, soit le 12 juin, la Commission des droits de la personne et de la jeunesse recommandait à l’U de M de verser plus de 35 millions de dollars aux employées de soutien victimes de discrimination.

La proposition promise en juin dernier par la présidente du Conseil du trésor, Monique Jérôme-Forget, dans le dossier de l’équité salariale du secteur public et parapublic québécois se fait toujours attendre.

Les quelque 400 000 travailleuses et travailleurs concernés avaient pourtant consenti une prolongation de leurs contrats de travail pour compléter les travaux d’évaluation et dissocier ce dossier de celui des négociations collectives.

L’U de M contre l’équité
Au moment d’écrire ces lignes, l’Université de Montréal refusait toujours d’accorder l’équité salariale à ses employés de soutien, membres du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP-FTQ), malgré un avis de la Commission des droits de la personne donnant raison au syndicat. Cet avis faisait suite à une plainte déposée par le syndicat en 1996. Le 12 juin 2003, la Commission a reconnu l’existence d’une « discrimination fondée sur le sexe dans le système d’évaluation et la structure salariale ». L’affaire devrait se retrouver sous peu devant le Tribunal des droits de la personne.

En Ontario
Pendant ce temps, quelque 100 000 travailleuses ontariennes du secteur public recevront 414 millions de dollars du gouvernement de l’Ontario dans le cadre d’un règlement sur l’équité salariale. Ce règlement historique a été conclu suite à la contestation organisée par quatre femmes et cinq syndicats, dont le SCFP.

Chez Bell
Et puis la Cour suprême a finalement débouté Bell Canada, le 26 juin dernier. L’entreprise contestait depuis des années la légitimité et l’impartialité du Tribunal des droits de la personne pour statuer sur les enjeux relatifs à l’équité salariale. Le secrétaire général de la FTQ, René Roy, a exhorté Bell Canada à mettre un terme à cette saga juridique qui dure depuis… 13 ans et à enfin négocier de bonne foi avec le Syndicat des communications, de l’énergie et du papier (SCEP-FTQ).

Extraits tirés du SCFP en bref