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Équité salariale

La FTQ a fait valoir au Ministre Jean Rochon qu’en dépit des nombreuses demandes qui lui sont formulées par ses syndicats affiliés, la Commission évite religieusement de donner des interprétations éclairantes, ou même de donner des lignes directrices pour guider les parties dans les milieux de travail, contrairement à ce qu’avait fait la Commission ontarienne à l’époque.

Ainsi, nos syndicats rencontrent d’importantes impasses en raison de problèmes de définitions pour des notions aussi fondamentales que celles d »employeur’ ou d »entreprise’, par exemple.

Plusieurs différends avec des employeurs ont également été signalés à la Commission, réclamant une intervention de sa part pour que les travaux reprennent. D’autres éprouvent des difficultés au niveau de la mise en place des comités d’équité salariale, du travail des consultants imposés par l’employeur, de la confusion entourant les réponses de la Commission, etc. Cette dernière tergiverse, renvoie la balle, évite de se mouiller, et va même jusqu’à répondre souvent qu’elle ne peut agir avant le 21 novembre 2001 !

Ce sont ces difficultés et bien d’autres que la FTQ a exposées au ministre Rochon, de même que l’attitude de la Commission face aux travailleuses et aux syndicats et son rôle qui n’est pas de paralyser les travaux en équité salariale, mais bien de faciliter la réalisation de celle-ci dans les milieux de travail, avec et dans le respect des parties.

La rencontre a aussi porté sur les problèmes des syndicats aux prises avec les décisions de la Commission, la plupart étant favorables aux employeurs! La FTQ a attiré l’attention du Ministre sur les conséquences de ces décisions pour les syndicats et les travailleuses et travailleurs qu’ils représentent.

FTQ : MANIFESTATION ROSE EN ÉQUITÉ SALARIALE
Desjardins, on est là! L’équité salariale, c’est un droit! Desjardins, tes employées en ont assez d’être ignorées! La Commission ne nous voit pas et pourtant, on est bien là!

Pour marquer l’importance de la rencontre entre la FTQ et le ministre Rochon, une trentaine de travailleuses de Desjardins syndiquées au SEPB-FTQ étaient venu manifester leur colère et leur déception concernant les décisions rendues par la Commission de l’équité salariale dans les dossiers qui les concernent. Elles sont choquées de l’attitude de la Commission de les avoir tenues à l’écart de tout le processus d’enquête, d’analyse et d’évaluation des tâches. Elles sont outrées de s’être vues refuser le droit d’être reconnue comme une partie au même titre que l’employeur. Bref, pour elles, la Commission a entériné le détournement de la loi par Desjardins.

Leurs demandes ne peuvent être plus claires : que les décisions concernant les programmes de Desjardins soient annulées et que le processus conduisant à une véritable équité salariale soit repris en leur donnant le plein droit d’être entendues et reconnues comme ‘partie intéressée’.

C’est ainsi que depuis décembre 2000, le SEPB et la FTQ ont entrepris des recours juridiques en Cour supérieure pour faire casser ces décisions. La bataille de l’équité salariale se poursuit.