ÉQUITÉ SALARIALE : Une réglementation pour les «laissées-pour-compte»

Équité salariale

Si l’employeur pour lequel vous travaillez soutient qu’il n’a pu réaliser l’équité salariale dans son entreprise faute de comparateurs masculins, vous avez de quoi vous réjouir. La Commission de l’équité salariale (CÉS) a finalement entrepris des travaux menant à une réglementation pour fournir à ces entreprises des comparateurs.

La FTQ a pris part à ces travaux, de même qu’à la consultation de novembre 2004 sur un projet de règlement qui, somme toute, résoudrait une bonne partie des problèmes liés à l’absence de comparateurs dans ces entreprises. Outre diverses précisions à apporter aux propositions pour plus de fiabilité (choix et nombre des comparateurs, et descriptions des fonctions), la FTQ a insisté pour que la Commission de l’équité salariale joue un rôle proactif de premier plan auprès des travailleuses visées (syndiquées et non syndiquées), car elles ont déjà été suffisamment pénalisées par les délais d’attente pour ce règlement. À suivre…

De l’action sur la scène fédérale
La FTQ participe à une grande campagne nationale de mobilisation, sous le thème L’équité salariale nous tient à cœur!, orchestrée par le Congrès du travail du Canada (CTC) et lancée à la mi-février, afin de concrétiser les grandes orientations du rapport intitulé L’équité salariale : une nouvelle approche à un droit fondamental. Rappelons que le 5 mai 2004, après bien des consultations, le Groupe de travail, chargé par le gouvernement fédéral de revoir les dispositions actuelles en matière d’équité salariale, soumettait pas moins de 113 recommandations, bien accueillies pour la plupart par le mouvement syndical et les groupes de femmes.

Poursuivant son engagement pour l’obtention d’une loi proactive pour nos travailleuses sous compétence fédérale, la FTQ continuera de réclamer la juste reconnaissance de la valeur du travail effectué par les femmes.

Rapport du Groupe de travail fédéral en équité salariale : Quelques recommandations intéressantes

-une loi sur l’équité salariale proactive et distincte dans le cadre des lois sur les droits de la personne ;

-une couverture large, tant pour les employeurs que pour les personnes salariées ;

-la participation des personnes salariées et des syndicats durant toute la démarche ;

-un programme d’équité salariale sans biais discriminatoire, semblable à celui prévu dans la loi québécoise ;

-l’interdiction de baisser les salaires pour atteindre l’équité salariale ;

-des dispositions sur le maintien ;

-des organismes de surveillance indépendants et dotés de ressources adéquates.

DES RENDEZ-VOUS IMPORTANTS À NE PAS MANQUER!

Janvier : Adoption des cinq revendications québécoises

Février : Début des activités d’éducation populaire portant sur la Charte et les 5 revendications québécoises

Avril : Éducation populaire et mobilisation pour l’accueil de la Charte à Québec le 7 mai

Juin à septembre : Éducation populaire; pressions politiques sur nos cinq revendications; mobilisation des femmes pour les vigiles du 17 octobre.

Le 17 octobre – Les 24 heures de solidarité féministe mondiale avec la tenue de vigiles à travers le monde (et le Québec),de midi à 13 heures (heure locale).
Mai

Le 7 mai – Grand rassemblement national à Québec; accueil de la Charte et revendications auprès du gouvernement
Mars
Le 8 mars – Lancement officiel de la Charte et des revendications lors d’une conférence de presse nationale à Montréal (avec actions symboliques).Aussi, des actions régionales à définir.