Forum Concilier travail – famille : La FTQ y avait la plus grande délégation

Conciliation travail-famille

La FTQ, la plus grande délégation au Forum !

La FTQ, la plus grande délégation au Forum !

La FTQ était la centrale la mieux représentée au forum Concilier travail – famille tenu le 15 novembre 2001 à Dorval. Le Conseil consultatif du travail et de la main-d’œuvre (CCTM) et le ministère du Travail avaient organisé ce forum à l’intention des syndicats et des employeurs. La FTQ, qui s’est fortement impliquée dans ce dossier et dans l’organisation du forum, y était donc en grand nombre, preuve de l’intérêt que nous portons à cette question !

Des délégations de plusieurs de nos syndicats affiliés y participaient et trois d’entre eux – le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP), le Syndicat des Teamsters et les Travailleurs et travailleuses unis de l’alimentation et du commerce (TUAC) – ont présenté des mesures négociées avec l’employeur pour aider leurs membres à atteindre un meilleur équilibre entre leurs différents rôles. Les ateliers étaient animés et enrichissants.

Conclusions du Forum

L’implantation de mesures favorisant un meilleur équilibre entre les diverses responsabilités des travailleurs et des travailleuses commande certaines conditions : y croire pour agir, avoir du leadership, une vision à long terme et une capacité de tenir compte des besoins réels. Le rôle de l’État est crucial, tant en ce qui concerne les normes du travail que pour la concertation, la sensibilisation et le soutien.

Finalement, réagissant au plan d’action proposé par le CCTM pour faire progresser les choses, le président de la FTQ, Henri Massé, y est allé d’une suggestion visant à la fois le mouvement syndical et le monde patronal : que dans chaque milieu de travail, le syndicat et l’employeur nomment une personne pour s’occuper du dossier de la conciliation travail-famille. Le défi est lancé. Espérons qu’il aura beaucoup d’échos !

Pierre Soucisse, représentant syndical à la section locale 1999 des Teamsters, a présenté diverses clauses négociées avec une compagnie de transport aérien, entre autres un régime de congé à traitement différé dont la durée peut varier de 3 mois à 2 ans, un congé sans solde d’une durée allant jusqu’à 12 mois et divers autres accommodements lorsque les salariés vivent des situations particulières.

Il a également soumis un autre cas d’aménagement du temps de travail où les salariés d’une petite compagnie de sécurité (dont 50 % sont des femmes) peuvent échanger entre eux des quarts ou des journées de travail sur approbation de l’employeur, lequel ne peut refuser sans raison valable. Cette mesure n’occasionne aucun coût supplémentaire pour l’employeur mais contribue à diminuer le stress des salariés qui peuvent ainsi mieux répondre aux diverses responsabilités qui leur incombent.

Marie-Josée Lemieux, présidente de la section locale 503 des TUAC, a, pour sa part, parlé d’une clause négociée en 1993 avec des géants de l’alimentation concernant le retour progressif au travail à la suite d’un congé de maternité. Ce retour progressif ne doit cependant pas excéder 6 mois et la salariée continue de bénéficier de tous les avantages de sa convention collective. Un congé sans solde existe également mais il ne répond pas toujours aux besoins des travailleuses qui connaissent alors une trop lourde perte financière.

Denis Lemelin, vice-président du STTP, a exposé le fruit d’un travail syndical très novateur. S’associant à un organisme communautaire local, le syndicat a mis sur pied des services de garde d’enfants pour aider les parents travailleurs affectés à des horaires non usuels et ceux qui ont des enfants ayant des besoins spéciaux. Il est question d’un centre de garde familiale, de services de garde d’urgence et à court terme et d’un projet «besoins spéciaux». L’ensemble du projet connaît un succès retentissant auprès des membres du STTP et est reconnu comme une expérience-pilote par le ministère de la Famille et de l’Enfance.