La FTQ invite la population à participer à la 12e vigile pour les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées

Journée nationale de commémoration pour les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées

En ce 4 octobre qui marque la journée nationale de commémoration pour les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées, la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) invite la population à exprimer sa solidarité à l’endroit des femmes autochtones. «La population du Québec doit envoyer un message clair de solidarité envers les femmes autochtones dans leur lutte pour la reconnaissance et le respect de leurs droits et contre la violence dont elles sont victimes en participant en grand nombre à la vigile du 4 octobre», déclare le président de la FTQ, Daniel Boyer.

La vigile en hommage aux femmes autochtones disparues et assassinées se tiendra à compter de 18 heures aujourd’hui à la place Émilie-Gamelin. Toute la population est invitée à y participer. Par ailleurs, la FTQ espère que l’enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones assassinées et disparues et la Commission Viens sur les relations entre les autochtones et certains services publics au Québec mèneront à de vrais changements systémiques. Rappelons qu’une enquête de la GRC a déjà révélé que le taux d’homicides des femmes autochtones est au moins quatre fois supérieur à celui de toutes les autres femmes. Un taux de violence qui est inadmissible et qui doit être dénoncé.

«Par notre présence à la vigile, nous manifestons notre solidarité envers les femmes et les filles autochtones. L’un des objectifs de cet évènement est justement d’honorer la mémoire de ces femmes», conclut la vice-présidente de la FTQ et vice-présidente exécutive régionale pour le Québec de l’Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC), Magali Picard, qui est d’origine huronne-wendat.

Rappelons que la FTQ, lors de son dernier Congrès, a adopté une résolution réclamant la création d’une commission d’enquête québécoise sur les causes systémiques des actes de violence envers les femmes et les filles autochtones.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale au Québec, représente plus de 600 000 travailleurs et travailleuses.