La violence faite aux femmes : parce qu'il faut nous souvenir... et agir!

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La violence faite aux femmes : parce qu’il faut nous souvenir… et agir!

Chaque année le 6 décembre, la FTQ se souvient et invite ses affiliés à souligner la Journée de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes. Cette journée, instituée par le Parlement canadien, rappelle les tristes événements du 6 décembre 1989 au cours duquel un homme a assassiné 14 jeunes femmes étudiantes à Polytechnique simplement parce qu’elles étaient des femmes. Avant de les tirer, le tueur a crié : Vous êtes toutes des féministes! Je hais les féministes!

Tous les jours, des femmes sont victimes de violence simplement parce qu’elles sont des femmes. Toute forme de violence sape nos efforts collectifs pour que les femmes parviennent à l’égalité. Les milieux de travail n’échappent pas à la violence : violence verbale ou physique, harcèlements de toutes sortes, abus, discriminations ou accidents de travail… Et à cause de la place souvent précaire qu’elles occupent sur le marché du travail, les femmes sont particulièrement vulnérables aux diverses formes de violence.

Partout, on veut mettre fin à la violence faite aux femmes

Il y a cette année une conjoncture particulière : un peu partout, des campagnes sont menées un peu partout et on sent une volonté pour éliminer la violence faite aux femmes. Et toutes ces campagnes intègrent le 6 décembre. La FTQ prend part de diverses façons à différentes campagnes contre la violence faite aux femmes :

  • la campagne internationale orchestrée par la CSI sous le thème Les syndicats disent non à la violence à l’égard des femmes et des jeunes filles (du 25 novembre au 10 décembre ), laquelle s’insère dans la campagne sur deux ans, Un travail décent, une vie décente pour les femmes (2008 et 2009);
  • la campagne pancanadienne de sensibilisation et d’action sous forme de cartes, coordonnée par le CTC et intitulée La violence faite aux femmes est un danger en milieu de travail; et
  • la campagne québécoise d’actions contre la violence envers les femmes, Agissons ensemble pour un monde sans violence envers les femmes, du 25 novembre au 6 décembre sous l’égide de la FFQ.

Disons Non à la violence faite aux femmes
Le 6 décembre, c’est un moment privilégié pour réfléchir aux moyens concrets pour prévenir et éliminer la violence faite aux femmes, au travail comme partout. Les syndicats ont un rôle important à jouer pour éradiquer les diverses formes de violence des milieux de travail et contrer la banalisation de la violence. On peut…

  • faire de la sensibilisation, de l’information, de l’éducation (conférences, journaux syndicaux, cours, débats, port d’un ruban blanc attaché à l’épinglette du 8 mars dernier, etc.);
  • exercer notre vigilance, faire de la prévention (importance d’étendre la portée de la Loi en santé et sécurité à tous les secteurs prioritaires, y compris ceux où les femmes sont en grand nombre);
  • accorder notre soutien et défendre nos membres;
  • travailler avec nos réseaux en place : condition féminine, santé et sécurité du travail, déléguées sociales et délégués sociaux, éducation, équipe de négociation;
  • participer à la campagne de cartes du CTC pour appuyer les mesures qui y sont proposées (la FTQ a fait appel aux membres du Comité des femmes de la centrale pour la distribution des cartes); etc.

Le 6 décembre, on accorde une pensée spéciale à toutes les femmes qui ont vécu ou vivent encore la violence au quotidien, notamment dans les milieux de travail.

La lutte contre la violence – y compris à l’égard des femmes – doit s’inscrire en priorité dans nos actions syndicales. Agissons!

Pour plus d’information, communiquez avec le Service de la condition féminine de la FTQ.