Lauréate de Chapeau les filles! - Maryse Blanchet reçoit le prix Équité de la FTQ

Femmes et emplois non traditionnels

«Je me suis promenée longtemps avant de trouver ma place. J’ai choisi un métier non traditionnel pour avoir une meilleure sécurité d’emploi et de meilleures conditions de travail parce qu’elles sont encore plus précaires pour les femmes. C’est sûr que je préférerais un emploi syndiqué.» <br><i>Photo Serge Jongué

«Je me suis promenée longtemps avant de trouver ma place. J’ai choisi un métier non traditionnel pour avoir une meilleure sécurité d’emploi et de meilleures conditions de travail parce qu’elles sont encore plus précaires pour les femmes. C’est sûr que je préférerais un emploi syndiqué.»
Photo Serge Jongué

Pour une sixième année consécutive, la FTQ s’est associée au concours Chapeau, les filles ! en soutien aux femmes dans des emplois traditionnellement masculins.

La FTQ contribue à deux prix Équité de 2 000 $ chacun pour les volets formation professionnelle et formation technique du concours, ainsi qu’à une bourse d’excellence pour le secteur universitaire. Ces contributions s’ajoutent à un montant de 5 000 $ consenti par la FTQ pour faire connaître le concours dans les écoles, collèges et universités et encourager la participation des jeunes filles et des femmes dans toutes les régions du Québec.

Sortir de la précarité
Les prix Équité de la FTQ sont accordés à des travailleuses qui ont connu des situations précaires d’emploi et qui ont décidé de se diriger ou de se réorienter vers des emplois d’avenir. C’est le cas de Maryse Blanchet, élève en Électromécanique des systèmes automatisés, qui a remporté le prix pour le volet «formation professionnelle».

Après avoir complété son secondaire en 1986, Maryse a occupé divers emplois, ce qui l’a conduite à découvrir son intérêt pour le milieu industriel. Après avoir poursuivi des études en relations industrielles, puis en gestion des opérations et de la production (HÉC) tout en travaillant, elle a finalement opté pour l’électromécanique des systèmes automatisés, «un métier où je vais utiliser autant ma logique, mon esprit d’analyse que mes habiletés manuelles. Je vais poser des diagnostics pour identifier les problèmes d’équipements automatisés et trouver les causes exactes. Je peux travailler dans l’entretien des bâtiments (ascenseurs, ventilation, climatisation), les hôpitaux, le métro, les chaînes de production. J’ai la théorie et la pratique dans le même métier.»

Membre du SCEP
Maryse Blanchet est sûrement polyvalente, elle qui travaillait et étudiait tout en s’impliquant sur le plan syndical. Eh oui ! De 1995 à 1998, elle a travaillé à Trois-Rivières, sa ville natale, chez Fruit of the Loom, qui a malheureusement fermé ses portes depuis. C’est là qu’elle a fait ses premiers pas dans le syndicalisme à la section locale du Syndicat des communications, de l’énergie et du papier (SCEP-FTQ).

«J’ai suivi le cours de déléguée syndicale, ce qui m’a permis d’approcher les membres et de les aider. J’ai aussi participé à une négociation. J’ai trouvé ce travail exigeant mais très valorisant.»

Dans la jeune trentaine, Maryse Blanchet constate que les jeunes ont des images préconçues du syndicalisme, positives ou négatives, sans chercher à vérifier si elles sont conformes à la réalité. Avec sa courte expérience syndicale, elle aime bien remettre les pendules à l’heure à l’occasion.


Un témoignage d’appréciation

Une des trois lauréates de la FTQ cette année, Geneviève Toussaint de Québec, a écrit une lettre de remerciements au secrétaire général, René Roy. Elle poursuit des études de maîtrise en génie mécanique. Voici quelques extraits de son témoignage.

«Je suis la benjamine d’une famille composée de trois filles. Le défi d’étudier dans un domaine majoritairement masculin était donc de taille… Je travaille maintenant depuis deux ans comme assistante de recherche. Au fil des années, j’ai découvert que persévérer jusqu’à l’accomplissement est devenu ma principale motivation… J’ai été honorée de recevoir cette bourse.»