Les femmes et la mondialisation

Biennale

Mamounata Cissé, secrétaire générale adjointe à la Confédération internationale des syndicats libres (CISL) entourée de Carole Gingras, directrice du Service de la condition féminine de la FTQ et Laurraine Vaillancourt, retraitée active.

Mamounata Cissé, secrétaire générale adjointe à la Confédération internationale des syndicats libres (CISL) entourée de Carole Gingras, directrice du Service de la condition féminine de la FTQ et Laurraine Vaillancourt, retraitée active.

Biennale en condition féminine FTQ, jeudi 25 septembre 2003 – Après une discussion en tables rondes sur les prospectives et moyens d’action, Mamounata Cissé, secrétaire générale adjointe à la Confédération internationale des syndicats libres (CISL), a exposé les conséquences de la mondialisation néolibérale, particulièrement pour les femmes. Ainsi, les statistiques montrent que des milliards de citoyens et citoyennes de notre planète luttent quotidiennement pour une existence civilisée décente.

Plus de 3 milliards de personnes survivent avec 2 $ US par jour et un autre 1,3 milliard vivent avec moins de 1 $ US par jour. On estime que 900 millions d’autres personnes sont au chômage ou sous-employés tandis que 3 milliardaires possèdent la richesse de 600 millions de personnes.

La majeure partie de ces personnes sont des femmes et des jeunes du tiers monde. Ces tendances sont d’autant plus graves qu’elles laissent entrevoir une exacerbation de la pauvreté féminine. Dans certains pays, la pauvreté absolue a atteint plus de 70 % des femmes et dans bien des cas, 85 % des femmes sont analphabètes et sont donc privées de leurs droits civiques.

Mme Cissé rappelle que l’impact sur les femmes de la mondialisation économique est double et contradictoire puisqu’elle conduit à une augmentation de la demande de main-d’œuvre féminine, mais dans le même temps, à l’érosion de la qualité de l’emploi des femmes. La CISL estime que l’objectif primordial de la mondialisation doit permettre la totale intégration des femmes dans la société à part entière (y compris par leur organisation en syndicat) et l’allègement de la pauvreté.

Parlant de la biennale, Mamounata Cissé a estimé que « Vous devez tout faire pour que cette assemblée ne soit pas une rencontre de plus, mais un départ pour un plan d’action dynamique et réaliste de nature à changer le monde par l’égalité ».

Elle a terminé sa présentation par un vibrant appel à la solidarité internationale, à la solidarité entre toutes les femmes, pour que la lutte continue!

Michèle Asselin, Fédération des femmes du Québec (FFQ)

Qui était mieux placée que la toute nouvelle présidente de la FFQ pour venir parler aux participantes de la biennale de la Marche mondiale des femmes prévue pour 2005 (rappelons que Mme Asselin a été membre du comité de coordination de la Marche mondiale des femmes en l’an 2000 ). Michèle Asselin a rappelé les défis qui l’attendent à la tête de la FFQ de même que l’importance des alliances et des liens qu’a tissés la FFQ avec les différents groupes progressistes et syndicaux pour faire avancer ses projets.