Pour des congés parentaux québécois : Le Regroupement pour un régime québécois d'assurance parentale exige une rencontre avec le premier ministre Paul Martin

Conciliation travail-famille

(Montréal, le 1er février 2004) – Le Regroupement pour un régime québécois d’assurance parentale, formé de groupes de femmes, d’organismes communautaires, familiaux et de syndicats, exige une rencontre avec le premier ministre Paul Martin, et ce, dans les plus brefs délais.

Le Regroupement est déterminé à poursuivre ses travaux pour la mise en vigueur de la Loi québécoise sur l’assurance parentale. Il salue le récent jugement de la Cour d’appel du Québec qui a statué que le gouvernement fédéral empiète sur les compétences des provinces avec les articles 22 et 23 de la Loi de l’assurance-emploi.

Le premier ministre Paul Martin, qui ouvrira la semaine prochaine les travaux à la Chambre des communes, vient tout juste de rencontrer les premiers ministres des provinces et réfléchit à la possibilité d’en appeler de la décision de la Cour d’appel.

C’est dans ce contexte que les représentantes et les représentants du Regroupement veulent faire valoir l’importance de ne pas en appeler de la décision unanime de la Cour d’appel, mais plutôt d’amorcer les négociations, comme le réclame depuis longtemps le gouvernement du Québec.

De plus, nous voulons insister sur l’importance de mettre en vigueur la loi québécoise afin de soutenir les femmes et les familles québécoises par le biais du nouveau régime québécois qui est plus généreux que le régime fédéral actuel.

L’heure est à la négociation. C’est le moment idéal pour mettre en application « l’ouverture et la nouvelle façon de faire dans les relations fédérale-provinciales » que nous a promis Monsieur Martin, il y a à peine quelques semaines.

Cette rencontre sera aussi l’occasion de discuter du programme de prestations de compassion qu’Ottawa a instauré le 4 janvier dernier à même le régime de l’assurance-emploi. Ces prestations, qui n’ont rien à voir avec la notion de chômage, ne sont pas non plus de la compétence du gouvernement fédéral.

Les représentantes et les représentants du Regroupement estiment qu’aucune raison ne saurait être jugée valable pour refuser cette demande de rencontre, d’autant plus qu’en décembre dernier, l’adjointe politique au bureau du comté de M. Martin avait clairement indiqué l’importance qu’accorde ce dernier aux politiques sociales et familiales.


Liste des organisations membres du Regroupement :
Afeas (Association féminine d’éducation et d’action sociale), Au bas de l’échelle, Centrale des professionnelles et professionnels de la santé (CPS), Centrale des syndicats démocratiques (CSD), Centrale des syndicats du Québec (CSQ), Collectif des femmes immigrantes du Québec, Confédération des syndicats nationaux (CSN), Conseil d’intervention pour l’accès des femmes au travail (CIAFT), Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec
(FAFMRQ), Fédération des femmes du Québec (FFQ), Fédération des infirmières et infirmiers du Québec (FIIQ), Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), Fédération québécoise des organismes communautaires famille, Regroupement Naissance-Renaissance (RNR), Syndicat de la fonction publique du Québec (SFPQ), Syndicat des professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec
(SPGQ)