Première consultation sur le bilan de la loi et de son application

Le secrétaire général de la FTQ, René Roy, la vice-présidente de la FTQ, Louise Mercier et les deux conseillères à la condition féminine, Carole Gingras et Sylvie Lépine.

Le secrétaire général de la FTQ, René Roy, la vice-présidente de la FTQ, Louise Mercier et les deux conseillères à la condition féminine, Carole Gingras et Sylvie Lépine.

Le 20 septembre dernier, la FTQ présentait son point de vue à la Commission de l’équité salariale (CÉS) dans le cadre de consultations avant le dépôt, le 21 novembre prochain à l’Assemblée nationale, du rapport du ministre sur le bilan de la Loi sur l’équité salariale et de son application.

La délégation de la FTQ était composée du secrétaire général, M. René Roy, de la vice-présidente représentant les femmes, Mme Louise Mercier, de Mme Carole Gingras et de M. Serge Perreault, tous deux du Service de la condition féminine de la FTQ.

La loi doit demeurer et être consolidée

D’entrée de jeu, la FTQ soutient que la loi doit non seulement être maintenue, mais elle doit être consolidée pour en faciliter l’application. Se fondant sur les résultats préliminaires de son propre bilan, la FTQ affirme que l’équité salariale est loin d’être réalisée partout, peu importe la taille de l’entreprise. Plusieurs milieux n’ont pas encore commencé leurs travaux ou ne les ont pas terminés. De nombreux problèmes d’application persistent, y compris au plan des affichages, de l’accès à l’information, de la couverture de la loi et du maintien.

Quelques aspects du document de consultation – fort incomplet – de la CÉS soulèvent bien des questionnements et demandent des clarifications, notamment au chapitre de la participation des personnes salariées, des programmes distincts, du maintien de l’équité salariale et du rôle de la CÉS et des pouvoirs supplémentaires qu’elle veut se donner. La FTQ appuie plusieurs principes énoncés et demande une meilleure reconnaissance de la participation des personnes salariées, y compris des personnes non syndiquées.

La CÉS : toujours nécessaire

Le rôle de la CÉS a été discuté dans notre mémoire et il ne fait aucun doute que la Commission a toujours un rôle névralgique à jouer auprès de toutes ses clientèles. La FTQ insiste également sur le défi qu’il lui reste et qu’il nous reste à relever : le maintien de l’équité salariale. C’est pourquoi la FTQ recommande à la CÉS de mettre sur pied un comité de travail spécifique sur la question du maintien. Par conséquent, elle soutient la nécessité de maintenir la CÉS et exhorte le gouvernement à ne pas donner suite à la recommandation du rapport Geoffrion concernant la CÉS.