Prévention et diversité pour les femmes de l'AFPC

Condition féminine

Nos différences… notre richesse ! Tel était le thème ralliant plus de 70 travailleuses à la 6ème conférence régionale (Québec) des femmes de l’Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC).

«Le travail ne tue pas, mais les conditions et l’environnement de travail le peuvent !». Voilà ce que pense la conférencière, Marie-Claire Carpentier-Roy, responsable d’une équipe de chercheurs inter-universitaires en santé mentale au travail, des effets, souvent nocifs, des nombreux changements survenus dans les emplois et les milieux de travail ces dernières années. Les travailleuses n’en peuvent plus et ont hâte d’en sortir. «Il me reste deux ans à faire», langage se rapprochant de celui des détenus, indique bien le niveau de détresse vécue. Or, selon la chercheure, ces travailleuses en «remise de peine» ont un plus haut taux de mortalité et développent plus de maladies graves dans les deux ans suivant leur passage à la retraite. De quoi faire réfléchir…

Une discussion a aussi porté sur les problèmes de harcèlement et autres formes de violence au travail, de même que sur les moyens et recours pour les contrer. L’action syndicale, y compris la prévention, demeurent essentielles pour maintenir une bonne santé mentale.

Préparant les échanges, sur la Loi sur l’équité en matière d’emploi dans le secteur fédéral, un panel regroupant une Haïtienne, une psychologue aveugle et une Autochtone a permis d’identifier diverses barrières en milieu de travail et dans la société en général. Elles ont témoigné des stratégies qu’elles ont adoptées pour transformer leurs différences en forces. Suivait une présentation sur les différences culturelles, invitant à une meilleure compréhension et un plus grand respect des autres et de leurs valeurs.

Le Service de la condition féminine de la FTQ et le Fonds de solidarité FTQ étaient présents et ont tenu des stands d’information dans le cadre de cette belle rencontre.