Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes - Pour répondre aux besoins des familles

Conciliation travail-famille

Lise Frappier et sa fille Marie-Claire

Lise Frappier et sa fille Marie-Claire

Au cœur de nos réflexions et de nos actions, la conciliation travail-famille préoccupe le STTP depuis longtemps. Le syndicat a réussi à convaincre l’employeur de l’importance de soutenir ses salariés qui sont aussi, bien souvent, des parents. Au printemps 2003, Denis Lemelin, 2e vice-président du STTP, a accepté le prix Iso Familles décerné par le gouvernement du Québec pour son programme «Besoins spéciaux».

Le STTP gère ce «joyau», comme aime le dire Denis Lemelin, qu’est le Fonds de garde de Postes Canada. Douze programmes financés par la société d’État, dont «Besoins spéciaux». Un fonds de deux millions $ créé en 1991 parce que le syndicat a fait un choix «profamille».

Lise Frappier en sait quelque-chose. Elle bénéficie du programme «Besoins spéciaux» pour sa fille. À quatre ans, Marie-Claire ne parlait pas. Maintenant, elle lit, écrit et même parle tout le temps, comme si elle avait du temps à rattraper. Mais elle ne sera jamais complètement autonome.
«Lorsqu’on a des enfants avec des limitations fonctionnelles, cela nécessite une énorme faculté d’adaptation, tant pour l’enfant que pour les autres membres de la famille, dans un système mal ajusté pour répondre à cette situation, confie Lise. Nous devenons des spécialistes de la jonglerie.»

Malgré tout, elle essaie de maintenir l’équilibre, de ne pas trop vieillir, de rester en forme pour continuer. «On passe près de craquer, mais on n’a pas le temps! Puis, il y a une lueur au loin, on n’est pas seul.» Déléguée syndicale et membre du comité national des femmes du STTP, Lise est toujours prête à témoigner des bienfaits du programme.

Au Canada, 420 familles (448 enfants) en bénéficient. D’après une récente évaluation, 93 % des parents signalent une diminution du stress pour l’ensemble de la famille, 81 % une amélioration de leur moral et de leur efficacité au travail. Selon 80 % des parents, les services de soutien supplémentaires ont amélioré les aptitudes linguistiques ou l’apprentissage scolaire de leur enfant, sa participation à des activités récréatives et ses aptitudes physiques.

Plus récemment, le syndicat a mis sur pied un projet-pilote avec un centre de la petite enfance de la région de Québec pour soutenir les parents travaillant le soir, la nuit ou la fin de semaine. En Outaouais, le Fonds finance un service de gardiennage d’urgence.

Qui dit mieux?