Témoignage d'une stagiaire

Condition féminine

Grâce au Fonds de solidarité de la FTQ, j’ai eu la possibilité de faire un stage de 10 semaines au Service de la condition féminine de la FTQ à l’été 2002.

Étudiante à la maîtrise en biologie, spécialisée en ergonomie, je travaille avec le CINBIOSE de l’UQÀM, une équipe de chercheures multidisciplinaire. Mon projet de recherche de maîtrise porte sur le maintien des femmes dans les métiers traditionnellement masculins («non traditionnels»)et rejoint un projet de recherche initié par le Service de la condition féminine de la FTQ en partenariat avec le CINBIOSE et l’UQÀM. Imaginez ma joie lorsque ma candidature fut acceptée par le Fonds étudiant du Fonds de solidarité ! Je peux maintenant non seulement identifier et comprendre les enjeux scientifiques de mon projet, mais j’ai aussi l’opportunité de voir une autre importante facette : les enjeux syndicaux.

Au cours de mon stage, j’ai travaillé principalement sur deux projets. Le premier a consisté en l’élaboration d’un questionnaire destiné aux femmes dans des métiers traditionnellement masculins. À cette fin, j’ai organisé un «focus group» et identifié des questions à poser aux travailleuses. J’ai dû lire des ouvrages de référence et consulter des expertes sur la conception de questionnaires auto-administrés… nouvel apprentissage. Ce projet fut très enrichissant et m’a permis d’ajouter à ma formation des connaissances nouvelles qui me seront très utiles dans ma carrière.

Dans le second projet, j’ai collaboré à la recherche en vue de la réalisation d’une brochure FTQ sur les luttes des femmes à la centrale depuis sa création. J’ai rassemblé quantité d’informations historiques et tout transcrit sous forme informatique. Ce projet, si peu en lien avec ma formation, m’a passionné. C’était ahurissant de constater toutes les luttes et les batailles que les femmes et les hommes de la centrale ont menées pour améliorer les conditions de travail des femmes jusqu’à aujourd’hui. Bien sûr, il reste encore du chemin à faire pour atteindre l’égalité au travail, mais j’ai pu prendre conscience de l’ampleur du travail qu’a fait et que poursuit la FTQ.

Aussi, afin de nous familiariser, nous, les stagiaires, avec les syndicats et plus particulièrement avec la FTQ, la Fonds de solidarité nous offrait une formation de deux jours sur l’histoire du Fonds, de la FTQ, de son fonctionnement, etc. Cette formation m’a beaucoup appris et m’a vraiment permis de comprendre les syndicats, leurs objectifs, leurs actions, etc.

Finalement, en tant que jeune femme, cette insertion dans la vie syndicale m’a enseigné qu’il est primordial de s’impliquer dans son syndicat si on veut faire avancer les choses. Ce stage au Service de la condition féminine de la FTQ m’a également montré que la voix des femmes est écoutée à la FTQ et que plus on s’unit et se rassemble, plus la voix est forte et entendue, plus les choses bougent !

Merci !

Marie-Christine Thibault