Une 3e rencontre spéciale de nos deux comités FTQ

Santé des femmes au travail

Louise Mercier, vice-présidente FTQ et présidente du Comité de la condition féminine FTQ, souhaitant la bienvenue à toutes et à tous, et présentant les invités.

Louise Mercier, vice-présidente FTQ et présidente du Comité de la condition féminine FTQ, souhaitant la bienvenue à toutes et à tous, et présentant les invités.

C’est autour d’une présentation portant sur le retrait préventif de la travailleuse enceinte et son application dans les milieux de travail que, le 24 janvier dernier, se réunissaient pour une troisième occasion quelque trente personnes membres des comités FTQ sur la santé et sécurité du travail et de la condition féminine. M. Robert Plante, médecin-conseil en santé au travail à la Direction de la santé publique de l’Outaouais, et Mme Agathe Croteau, médecin-conseil en santé au travail à la Direction de la santé publique de la Capitale nationale et à l’Institut national de la santé publique du Québec, y ont présenté les résultats de leurs recherches sur la grossesse et le travail.

Rappelons que le retrait préventif est une mesure préventive inscrite dans la Loi sur la santé et la sécurité du travail depuis 1980. Il suscite bien des débats depuis son entrée en vigueur, que ce soit sur la croissance régulière de demandes de retrait préventif liée à l’évolution de la présence des femmes sur le marché du travail, sur les coûts du régime, etc.

Bien qu’il s’agisse d’un droit important pour les travailleuses enceintes, son application pose des défis importants pour leur réaffectation dans leur milieu de travail. Les recherches présentées démontrent que cette mesure préventive donne des résultats intéressants. Par exemple, les travailleuses qui sont réaffectées dès le début de leur grossesse à des tâches qui ne comportent pas d’expositions associées à des facteurs de risque (posture debout, vibrations, charges physiques, horaires irréguliers, de nuit, etc.) courent moins de risque de mettre au monde un enfant avant terme ou de poids insuffisant. Avec des mesures préventives précoces, les études démontrent qu’on peut éviter bien des problèmes pour les enfants et pour les travailleuses, et des coûts pour la société.

Les risques liés au travail des femmes enceintes nous interpellent aussi sur leurs conséquences pour l’ensemble des travailleurs et travailleuses dans les milieux de travail.

La rencontre était co-présidée par la vice-présidente FTQ et présidente du Comité de la condition féminine de la FTQ, Mme Louise Mercier, et le président du Comité santé et sécurité du travail FTQ, M. Richard Goyette.