Adieu Lauraine!

Lauraine Vaillancourt Photo: Archives Lauraine Vaillancourt

Adieu Lauraine, et surtout merci!

Le 27 juin dernier, notre amie, Lauraine Vaillancourt, s’est éteinte à la suite d’un cancer. C’est une alliée précieuse qui nous quitte, une femme passionnée dotée d’une énergie qui faisait l’envie de plusieurs. Femme d’action, pragmatique, ouverte, généreuse et curieuse, Lauraine a toujours tout vécu intensément: sa vie familiale, sa vie professionnelle, son militantisme syndical, social et politique.

À 14 ans, Lauraine Vaillancourt entre dans une manufacture de vêtements où elle lorgne immédiatement un emploi du côté des presseurs, un métier réservé aux hommes. À 15 ans, elle s’impose comme première femme presseure, métier qu’elle a pratiqué pendant 25 ans… tout en menant une vie syndicale active au sein de l’Union internationale des ouvriers du vêtement pour dames (UIOVD).

Travailleuse, Lauraine était aussi l’épouse de Raymond – qu’elle adorait et qui le lui rendait bien –, mère de Dominique et Martin, qu’elle chérissait, et grand-mère trois fois. À travers cette vie déjà remplie, elle n’a jamais cessé son engagement féministe, syndical, politique et social… l’appartement des Vaillancourt devenant tour à tour un centre d’hébergement pour jeunes mères seules et leurs nouveaux-nés (environ 150 femmes s’y succéderont), un centre de formation populaire, un lieu de réunions, etc.

Ce qui a toujours fait de Lauraine une personne très spéciale, c’est sa simplicité, sa sincérité, son dévouement, sa détermination et son grand cœur. Elle a beaucoup donné et n’a jamais compté son temps pour aider.

Chère Lauraine, tu avais l’habitude de dire: «Il faut déranger pour sortir de l’ombre, sinon on risque de tomber dans l’oubli». Au nom des femmes de la FTQ, nous voulons te dire un immense merci. Tu nous as souvent servi de guide et prodigué de judicieux conseils. Merci d’avoir partagé nos vies, nos luttes, nos joies, nos peines aussi. Merci pour ton cœur tendre et généreux, pour ta grande disponibilité et ton appui indéfectible. Ton nom restera à jamais lié à la FTQ que tu aimais tant, au mouvement syndical et particulièrement aux luttes des femmes pour leurs droits et leur dignité.

Salut, chère Lauraine, et sache que tu auras toujours une place bien spéciale dans nos cœurs.

Plus d’informations sur Lauraine dans NouvElles (document PDF de 990kb).