Belle commémoration du 24e anniversaire du massacre de Polytechnique

6 décembre 2013

  • Crédits photos : Élaine Giroux

C’est par dizaines qu’on s’était rassemblé pour l’occasion, parce qu’il est important de toujours se rappeler que la violence envers les femmes persiste et a des conséquences très graves.

Ce rassemblement clôturait la campagne des 12 jours d’action pour l’élimination de la violence envers les femmes, organisée par une coalition de dix organisations féministes et à laquelle se sont joints la FTQ et ses syndicats affiliés.

Les témoignages successifs illustraient à quel point cette violence est omniprésente et les chiffres démontrent qu’aucune femme n’en est à l’abri, signe des inégalités entre les sexes. En effet, on y apprenait que selon les données de 2012 de la Sécurité publique du Québec, 83 % des victimes d’agression sexuelle sont des femmes ou des filles, et que 93 % des homicides conjugaux sont exercés contre les femmes. Une femme sur cinq a vécu du harcèlement sexuel au travail, et 73 % des victimes de cyberintimidation sont des femmes ou des filles. En outre, la traite à des fins d’exploitation sexuelle est en expansion.

Parmi les femmes, certaines sont encore plus à risque; on pense aux femmes autochtones, à celles ayant un handicap, ou encore aux femmes immigrantes et racisées.

Et au travail…

Par ailleurs, dans un contexte d’insécurité économique et d’attaques antiféministes et antisyndicales, la violence demeure très présente au travail. Les syndicats ont un important rôle à jouer pour la contrer, que ce soit en matière de harcèlement sexuel, psychologique, sexiste ou de toute autre forme de discrimination. Et c’est à l’année qu’on doit s’y attaquer et travailler à réduire les inégalités entre les sexes, pas seulement autour du 6 décembre. Agissons ensemble pour le respect!

Merci à Sylvie Majeau pour sa collaboration à cet article.