Dans la mire des conservateurs

Cet automne sera le test ultime pour la sauvegarde du registre des armes à feu. Rappelons qu’en période électorale, le gouvernement Harper s’était engagé à éliminer complètement le registre «trop coûteux et inutile» s’il obtenait la majorité au Parlement canadien. ET bien, c’est maintenant chose faite, ce qui ne présage rien de bon.

Et non seulement a-t-il la ferme intention d’abolir le registre, mais il continue d’en refuser tout transfert d’informations aux provinces – notamment au Québec qui en a déjà fait la demande –et ce, même s’il l’abolit ! Mentionnons que le Québec voudrait rapatrier le pouvoir de gérer son propre registre des armes à feu dans l’éventualité de l’abolition du registre canadien.

Nous pouvons encore sauver le registre

Comment? La réponse est simple. Multiplions les interventions auprès des personnes élues et des partis politiques fédéraux soit en…

  • écrivant ou prenant contact avec notre députéE (pour leurs coordonnées, appelez le 1-800-O-Canada ou visitez le www.parl.gc.ca);
  • écrivant, téléphonant ou envoyant un courriel aux chefs des partis politiques;
  • appuyant la Coalition pour le contrôle des armes (www.controledesarmes.ca).

La FTQ appuie la Coalition pour le contrôle des armes et s’implique activement dans ses activités de mobilisation. La FT Q encourage tous ses syndicats affiliés, les militantes et militants, à en faire autant.

Demeurons vigilantes, posons des gestes bien concrets. Le registre est toujours aussi utile et pertinent. Sauvegardons cet important outil de lutte contre la violence, en particulier celle faite aux femmes.

Éloquent !

Les organisations policières consultent le registre des armes à feu en moyenne 11 500 fois par jour au Canada (ou plus de 4 100 000 fois par année) pour :

  • faire avancer les enquêtes criminelles;
  • repérer la présence d’armes à feu dans des situations à risques;
  • rendre des armes retrouvées à leur propriétaire légitime;
  • faire de la prévention (ex. : violence conjugale), etc.

Selon le président de l’Association canadienne des chefs de police1, le maintien du registre–géré par la GRC depuis 2005 – coûte aujourd’hui à peine plus de 4 millions $ par année (et non un milliard $ comme le prétendent ses détracteurs).

Le registre bénéficie également de l’appui de nombreux professionnels, professionnelles et organisations issues des secteurs de la médecine, des soins infirmiers, de la santé publique, des soins paramédicaux et de la prévention du suicide, mais aussi de groupes autonomes de femmes, groupes communautaires et syndicats.

NouvElles, vol. 19, n° 2, Automne 2011, page 14