La FTQ participe à un grand chantier de réflexion sur l'accès à l'égalité

Photo prise par Isabelle Gareau

Photo prise par Isabelle Gareau

L’accès à l’égalité pour les femmes sur le marché du travail :
Un grand chantier de réflexion en cours!

La FTQ collabore avec le Conseil d’intervention et d’accès pour les femmes au travail (CIAFT) dans le cadre de la Stratégie nationale concertée pour atteindre l’égalité des femmes dans des emplois majoritairement masculins.

L’accès à l’égalité pour les femmes sur le marché du travail :
Un grand chantier de réflexion en cours!

La FTQ collabore avec le Conseil d’intervention et d’accès pour les femmes au travail (CIAFT) dans le cadre de la Stratégie nationale concertée pour atteindre l’égalité des femmes dans des emplois majoritairement masculins.

En effet, en octobre dernier, le Service de la condition féminine de la FTQ a participé à un groupe-focus avec des partenaires régionaux, puis le 2 décembre dernier, à un Forum syndical sur la question. La présidente du Comité de la condition féminine de la FTQ, Mme Louise Mercier, de même que Mme Francine Burnonville, sociologue et auteure de la recherche-terrain FTQ intitulée Quand le masculin se conjugue au féminin, ont également participé au Forum syndical.

Les discussions ont fait ressortir que, plutôt que d’avoir été maintenue à l’avant-scène des demandes depuis les années 1980, la revendication sur l’accès à l’égalité et plus précisément les programmes d’accès à l’égalité (ou équité en emploi) a plutôt été reléguée à l’arrière-plan.

Ceci ne veut toutefois pas dire que nous, des organisations syndicales, avons baissé les bras. Nous avons continué de soutenir les travailleuses en emploi majoritairement masculin, tout en obtenant la Loi sur l’équité salariale, des services de garde éducatifs à tarif réduit, des maternelles à temps plein, un régime québécois d’assurance parentale, une promesse de conciliation travail-famille, etc.

Une multitude d’actions concrètes
Du côté de nos syndicats, plusieurs ont négocié des clauses de convention collective pour améliorer l’accès, l’intégration et le maintien en emploi pour ces femmes, que ce soit par des aménagements des lieux, des installations, des équipements, des vêtements ou des outils; ils ont adopté des politiques syndicales, ont fait de la prévention, de la sensibilisation, de la formation et bien d’autres choses.

Pour notre part, à la FTQ, non seulement le Service de la condition féminine a-t-il travaillé à rendre plus visibles les aspects pénibles et souvent oubliés du travail des femmes par le biais de recherches-terrain en partenariat avec l’UQAM-CINBIOSE-L’Invisible qui fait mal, mais il a aussi initié et collaboré à deux recherches-terrain spécifiquement sur la question des travailleuses en « non trad ». Il participe depuis 1998 à promouvoir la diversification des choix de carrières entre autres via le concours Chapeau, les filles! et son volet Excelle Science, et comme membre actif au Comité consultatif Femmes en développement de la main-d’œuvre.

Nous avons également fait des conférences sur le sujet à l’intention de nos membres, et plus récemment, le Bureau de direction de la FTQ a adopté un plan d’action pour mieux soutenir nos travailleuses en emplois traditionnellement masculins et favoriser le rapprochement entre elles, ainsi qu’entre elles et leurs syndicats.

Et on continue…Un grand chantier de réflexion devant mener à un plan d’action global d’une durée de 10 ans est actuellement en cours. La FTQ et son Service de la condition féminine continueront d’y participer activement… parce que l’égalité au travail, ça nous concerne toutes et tous!