Le 6 décembre : la FTQ se rappelle…

Photo de femmes à la biennale

Chaque année à la même date, depuis le 6 décembre 1989, la FTQ se souvient et appelle ses syndicats affiliés à souligner l’importance d’éliminer la violence faite aux femmes partout.

Le 30 novembre dernier, dans le cadre de la Rencontre biennale FTQ de réflexion en condition féminine, plus de 200 déléguées arboraient le ruban blanc rappelant les tristes événements du 6 décembre 1989, jour du massacre de Polytechnique à Montréal où 14 jeunes femmes se destinant à des professions traditionnellement masculines ont été tuées parce qu’elles étaient des femmes.

Tous les jours, des femmes sont victimes de violence simplement parce qu’elles sont des femmes.

Les milieux de travail n’échappent pas à la violence, qu’il s’agisse de violence verbale, de harcèlement sexuel ou psychologique, de discrimination ou même d’accidents de travail.

La FTQ rappelle que les syndicats ont un rôle important à jouer pour enrayer toutes les formes de violence et de discrimination de nos milieux de travail, que ce soit par de la sensibilisation, de l’information, de l’éducation, de la prévention, du soutien, de la défense.

La FTQ invite ses différents réseaux – condition féminine, santé et sécurité, délégués sociaux et déléguées sociales, éducation, négociation, exécutifs, etc. – à travailler ensemble pour éliminer ce fléau.

Le port du ruban est, bien sûr, symbolique, mais veut quand même dénoncer toutes les formes de violence faites aux femmes et témoigner notre appui à toutes les victimes de violence et à leurs proches.

Après avoir observé une minute de silence en mémoire des victimes, des cartes postales destinées aux députéEs fédéraux ont été distribuées à l’ensemble des participantes.

Cette campagne de cartes postales, organisée par le Congrès du travail du Canada (CTC) auquel fait partie la FTQ, vise à obtenir l’appui des députéEs pour augmenter le financement de base aux groupes de femmes de tout le pays qui revendiquent l’égalité et la fin de la violence faite aux femmes.