Le registre des armes à feu : cible du gouverne ment Harper

C’est avec grand soulagement que la FTQ a accueilli les résultats du vote à la Chambre des communes, le 22 septembre dernier, sur le projet de loi C-391. Déguisé en «privé», ce projet de loi émanait directement du gouvernement Harper et visait l’abolition pure et simple du registre des armes d’épaule au Canada.

Or, les audiences du Comité permanent de la sécurité publique et nationale avaient démontré un fort consensus provenant tant des regroupements de femmes et de victimes, des forces de l’ordre, des experts en sécurité et santé publiques ainsi que de la population en général pour le maintien du registre des armes à feu.

En effet, mis sur pied après les tragiques événements de l’École Polytechnique de Montréal en 1989, alors que 14 jeunes femmes avaient été tuées par balle du seul fait qu’elles étaient des femmes, le registre des armes à feu a maintes fois prouvé son efficacité pour prévenir et réduire les crimes et la violence.

La FTQ milite depuis longtemps pour l’élimination de toutes les formes de violence, y compris celles à l’égard des femmes. Elle n’a pas fait exception cette fois encore en participant activement, avec ses syndicats affiliés, à la campagne pour sauvegarder le registre.

Menaces toujours à l’horizon

Cette victoire demeure pourtant bien fragile. À l’issue d’un vote très serré (153 contre 151), le gouvernement Harper a indiqué qu’il n’abandonnerait pas tant que le registre des armes d’épaule n’aura pas été aboli.

Nous demeurons donc sur nos gardes et continuerons d’agir aussi longtemps qu’il le faudra pour éliminer et prévenir les violences, quelles qu’elles soient.

Source : NouvElles, vol. 18, no 2, page 15