Les changements climatiques et l’iniquité des sexes

10 mars 2015

Mme Pascales Boistard, secrétaire d’État chargée des Droits des femmes depuis 2014 auprès de la ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes a réaffirmé l’engagement de la France dans ce dossier. Elle a souligné que la France va accueillir et présider la Conférence Paris Climat (COP21) du 30 novembre au 15 décembre 2015 qui a pour but de freiner l’évolution du dérèglement climatique qui menace nos sociétés et nos économies. Cette conférence doit mener à un nouvel Accord international sur le climat, applicable à tous les pays, afin de maintenir le réchauffement climatique mondial en deçà de 2°C.

La relation entre les changements climatiques et l’égalité entre les femmes et les hommes

Le débat a porté sur l’impact des changements climatiques dans les pays en développement ou les catastrophes naturelles sont de plus en plus sévères. Les communautés locales font face à des problèmes d’accès aux ressources naturelles. Les femmes sont fortement concernées en raison de leur dépendance aux ressources naturelles (eau et nourriture) pour soutenir leurs familles. Elles sont aussi plus à risque de souffrir de la violence, de la pauvreté et des problèmes de santé. Il est important de tenir compte du point de vue des femmes, de l’intégrer aux processus de prise de décision. Les femmes peuvent devenir des agentes de changement importantes pour améliorer les conditions de leurs communautés face aux changements climatiques.

Les gouvernements doivent prendre des engagements et travailler de concert avec la société civile et les syndicats. Des stratégies et alliances entre pays sont aussi essentielles pour mieux soutenir les pays en développement dans la mise en œuvre des programmes.

Les neuf mois avant la conférence de Paris doivent être mis à profit en ce sens.

La question « climatique » est la plus grande menace pour les droits de l’Homme et nous sommes la première génération à pouvoir amener des solutions.

Pékin+20 pourra contribuer à vérifier le degré d’application réelle de l’Accord initial par ses signataires.

Louise Michaud, vice-présidente représentant les femmes de la FTQ