Pour la sauvegarde du registre des armes d’épaule

Tout au cours de l’automne dernier, la FTQ s’est élevée contre l’abolition du registre des armes d’épaule annoncée par le premier ministre Harper au cours de la dernière campagne électorale fédérale.

Un mot d’ordre a été lancé dans nos rangs pour intervenir auprès des personnes élues aux deux paliers de gouvernement dans le cadre de la campagne de mobilisation de la Coalition pour le contrôle des armes. Nos efforts ont trouvé écho auprès du gouvernement du Québec. En effet, le ministre de la Sécurité publique du Québec annonçait, à la mi-décembre, un recours juridique contre Ottawa pour, à tout le moins, empêcher le gouvernement conservateur canadien de détruire les données provinciales du registre des armes. En dépit du tollé soulevé et de la menace d’un recours juridique, le premier ministre Harper entend maintenir le cap et remplir sa promesse d’abolir le registre… et sa banque de données.

Pour la FTQ, la position des Conservateurs est indéfendable et témoigne d’une obstination sans nom. S’il va de l’avant, M. Harper va éliminer une mesure concrète et efficace pour réduire la violence armée faite aux femmes.

Rappelons que cette mesure résulte des pressions publiques suite à la tuerie de l’École Polytechnique de Montréal en 1989, alors que 14 jeunes femmes ont été assassinées parce qu’elles étaient des femmes.

Dernière heure!

Le 15 février dernier en soirée, les Conservateurs de Stephen Harper célébraient en grandes pompes l’adoption en 3e lecture du projet de loi C-19 abolissant le registre des armes. C’est une bien triste nouvelle!

Source, NouvElles, vol. 20 | n° 1, Hiver 2012, page 15