Saviez-vous que?

1. Une première grève en janvier 1937, puis une deuxième en avril de la même année durant trois semaines et rassemblant plus de 5 000 «midinettes» mèneront à la victoire syndicale (de l’UIOVD, aujourd’hui UNIS affilié à la FTQ) ?

Au chapitre des gains : la réduction du temps de travail (semaine de 44 heures), l’augmentation des salaires (10%), un congé le samedi après-midi… C’était la première fois qu’on voyait autant de femmes en grève à Montréal.

2. Une des salles de réunion à la FTQ a été nommée la Salle Yvette Charpentier en l’honneur de cette grande dame de la confection pour dames ? Et qu’une autre salle de réunion a été nommée la Salle Marie Pinsonneault, aussi en l’honneur de cette grande militante qui a marqué l’histoire de la FTQ.

3. Huguette Plamondon était parmi les signataires de la Charte de la Fédération des femmes du Québec (FFQ) en mars 1966 ?

Que les revendications de cette Charte incluaient une enquête gouvernementale sur les conditions de travail des femmes, l’application de la Loi du salaire égal pour un travail à valeur égale, la création immédiate de garderies par l’État et l’instauration d’un tribunal du divorce ?

4. Délaissant temporairement son travail à la manufacture pour prendre soin de sa famille, Lauraine Vaillancourt tout en poursuivant son engagement féministe, syndical, politique et social.

Son appartement deviendra tour à tour un centre d’hébergement pour jeunes mères monoparentales et leurs nouveaux-nés (environ 150 femmes s’y succéderont), centre de formation populaire, lieu de réunions, etc.

5. Féministe avouée, Lauraine Vaillancourt a été l’instigatrice de l’abolition du Bal des midinettes au début des années 1970, concours à l’issue duquel était choisie une « reine » parmi les plus belles opératrices de machines à coudre !

6. En 1973, les femmes constituent 20% des quelque 275 000 membres de la FTQ, soit 55 000, alors que de nos jours, elles sont environ 160 000 dans nos rangs ?

7. Le Comité de la condition féminine de la FTQ a été créé en 1972, mais qu’il a commencé véritablement ses travaux en 1973, soit 2 ans avant l’Année internationale de la Femme ?

8. Dès 1977, les femmes réclament une meilleure représentation aux postes de direction dans les rangs syndicaux et à la FTQ, mais que ce n’est qu’au Congrès de 1987 qu’elles ont obtenu trois postes réservés aux femmes au Bureau de direction de la FTQ ?

9. Lors du premier important colloque FTQ en condition féminine en 1979 sous le thème Une double exploitation, une seule lutte, la ministre à la Condition féminine d’alors, Mme Lise Payette, a lancé aux déléguées : « Cessez de quémander, mesdames, exigez ! » ?

10. Le Service de la condition féminine de la FTQ a été créé en 1982 ?

11. La première journée « officielle » de réflexion en condition féminine à la FTQ (la Biennale) a eu lieu en 1988 ?

12. Les femmes du Québec, y compris celles de la FTQ, marchent solidairement pour Du pain et des roses, afin de lutter contre la pauvreté des femmes.

13. Après des années de luttes et de mobilisations, on arrache au Québec la Loi sur l’équité salariale en 1996. Tous les employeurs comptant dix salariéEs et plus y sont assujettis et leurs obligations sont modulées en fonction de la taille de l’entreprise.

14. En 1984, la FTQ organise un important colloque sur l’accès à l’égalité, lequel traite de la place des femmes dans nos structures syndicales. S’ensuivra dans nos rangs une enquête sur le sujet qui aboutira à l’adoption, au congrès de 1989, d’un imposant rapport. Entre-temps, les postes réservés aux femmes au Bureau de direction de la FTQ ont été créés en 1987.

15. Les femmes de la FTQ et l’ensemble des syndicats affiliés participent en 2000 à tous les contingents de la Marche mondiale des femmes pour contrer la pauvreté et la violence faite aux femmes : à Montréal, à Ottawa et à New York. Ensemble, on poursuit en 2005 pour accompagner la Charte mondiale des femmes pour l’humanité lors d’un premier rassemblement à Ottawa et d’un autre, beaucoup plus grand, à Québec.

16. Le premier numéro du bulletin NouvElles en condition féminine à la FTQ paraît en 1992. On peut s’y abonner gratuitement.

17. En 2001, le Congrès de la FTQ adoptait à l’unanimité le rapport du Comité mixte sur le bilan des postes réservés aux femmes à la centrale ? Il y était aussi question de la visibilité du dossier des femmes à la FTQ, de la reconnaissance de ces postes, de changements concernant le budget, le mandat et le remplacement à ces postes. Depuis ce temps, on réfère à ces postes comme aux vice-présidences représentant les femmes à la FTQ.