Syndicalisation

Les travailleuses sont encore majoritairement dans des secteurs d’activité « féminins » comme les bureaux ou emplois administratifs, la vente, les soins de santé, l’enseignement. Elles sont aussi surreprésentées dans les emplois « atypiques ». Or, ces types d’emplois sont souvent caractérisés par de faibles salaires et avantages sociaux (assurances diverses, régimes de retraite, congés…), peu de protection sociale (assurance-emploi, CSST et autres) et de sécurité d’emploi.

Pourquoi se syndique-t-on? Pour…

  • se faire respecter, se défendre contre les injustices et le favoritisme;
  • une meilleure sécurité d’emploi;
  • faire obstacle à la précarité;
  • de meilleurs salaires, maintenir et améliorer notre niveau de vie: vacances, congés sociaux, régime d’assurances collectives (médicaments, soins dentaires, accidents, maladie), régimes de retraite, etc.;
  • s’assurer des conditions de travail plus sécuritaires, plus équitables, plus humaines.

Du pain sur la planche

En 2010, au Québec, le salaire moyen des travailleuses syndiquées était de 5 % inférieur à celui des hommes syndiqués. L’écart était de 16,5 % du côté des non-syndiquées! La syndicalisation des femmes a ainsi permis de réduire substantiellement les écarts salariaux avec les hommes. Les femmes non syndiquées occupent en effet encore trop souvent des emplois où dominent la précarité et les bas salaires. Les femmes doivent poursuivre leurs percées dans les secteurs d’emploi traditionnellement masculins, où elles sont d’ailleurs de plus en plus nombreuses.

Percées majeures…

Au Québec, près d’un travailleur sur deux est une femme. Le Québec a un réseau de garderies, des congés parentaux, une Loi sur l’équité salariale, des dispositions législatives sur le harcèlement psychologique et sur le retrait préventif des travailleuses enceintes, etc. En 2010, selon l’Institut de la statistique du Québec, le taux de syndicalisation des Québécoises était de 39 %. Ce taux rejoint presque celui des hommes, à 40 %.

Vers l’égalité

Malgré ces progrès, les femmes sont encore loin de l’égalité au travail et dans les structures syndicales. Plusieurs gains des dernières années demeurent fragiles. Assumant encore, en majorité, la double tâche du travail ménager et salarié, les femmes sont les premières à revendiquer l’équilibre entre le travail et la famille. Que de chemin parcouru! Que de chemin à parcourir…

LIEN UTILE