Travailleuses domestiques et aides familiales

photos prises lors d'une rencontre avec les aides familiales le 8 décembre 2012

Photo: Carole Gingras FTQ

Dans le cadre des travaux parlementaires sur le projet de loi 35 modifiant le régime de santé et de sécurité du travail, la FTQ a réitéré son appui aux aides familiales, souvent appelées travailleuses domestiques, afin qu’elles puissent bénéficier de cette protection sociale. Actuellement, ces travailleuses – très majoritairement des femmes – ne peuvent pas s’adresser à la CSST si elles sont victimes d’un accident ou d’une maladie du travail, à moins de s’être inscrites elles-mêmes et d’avoir payé personnellement des primes d’assurance. Or, ces emplois sont particulièrement à risque, et une lésion ou une maladie professionnelle peut entraîner, à terme, la perte de leur droit au travail et de leur droit de résidence au pays. Selon la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse, exclure les aides familiales de la portée de la Loi sur les accidents de travail et les maladies professionnelles (LATMP) contrevient à la Charte des droits et libertés de la personne. Cette exclusion discriminatoire compromet leur droit à la sûreté, à l’intégrité, à la dignité, à des conditions de travail justes et raisonnables qui respectent leur santé, leur sécurité et leur intégrité physique et psychologique.

La FTQ appuie les aides familiales

La FTQ a donc demandé au ministre responsable de profiter des changements à la LATMP pour donner aux aides familiales les mêmes droits qu’à l’ensemble des travailleuses et travailleurs au Québec. Le projet de loi 35 a été adopté en mai dernier, sans corriger cette discrimination. Le ministre soutient que la CSST serait encore à évaluer « plusieurs scénarios pour régler cette situation complexe ». La FTQ, qui soutient le combat des aides familiales depuis plusieurs années, continuera de défendre leurs intérêts afin qu’elles soient traitées équitablement en matière de santé et sécurité du travail. C’est simplement le gros bon sens. Source : NouvElles, vol. 17, n° 2, Automne 2009, page 11