La FTQ dénonce les violences et les discriminations vécues par les peuples autochtones

Montréal, le 3 octobre 2020 – Solidaire avec les peuples autochtones, et à la veille de la Journée nationale de commémoration des femmes, filles, personnes trans et bispirituelles autochtones disparues et assassinées, la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) invite la population à participer en grand nombre à deux événements importants qui auront lieu cette fin de semaine.

Aujourd’hui à 13 h se tiendra un rassemblement à la place Émilie-Gamelin suivi d’une marche pour rendre hommage à Joyce Echaquan, tragiquement décédée lundi dernier. L’événement a aussi pour objectif de sensibiliser la population au racisme systémique vécu par les peuples des Premières Nations et des Inuits dans les services publics. Les règles de distanciation et le port du masque seront obligatoires tout au long de la marche.

« J’aimerais d’abord offrir mes plus sincères condoléances à la famille et aux proches de Mme Echaquan. C’est une tragédie qui secoue le Québec en entier et qui met en lumière le travail qu’il reste à faire pour que les membres des communautés autochtones aient un accès égalitaire et en pleine confiance aux services de l’État. Déjà un an que le rapport Viens mettait en évidence les discriminations systémiques faites à l’endroit des Premières Nations et des Inuits dans les services publics et voilà une autre victime. Une de trop ! Il faudra plus que des excuses cette fois. Il va falloir que le gouvernement agisse et adopte des mesures concrètes pour que ce genre de drame ne se reproduise plus jamais ! », s’indigne le secrétaire général de la FTQ, Denis Bolduc.

La FTQ invite également la population à participer en grand nombre, ce dimanche 4 octobre, à la vigile commémorative annuelle pour les femmes, les filles, les personnes trans et bispirituelles autochtones disparues ou assassinées. Cette année, en raison de la pandémie, l’événement aura lieu en ligne de 18 h 30 à 20 h.

« Il faut se rappeler que les dénonciations de femmes autochtones de Val-d’Or alléguant avoir été victimes de violences policières est à l’origine du rapport Viens. Les violences faites aux femmes et aux filles autochtones ne sont pas des vues de l’esprit ! Une enquête de la GRC a déjà révélé que le taux d’homicides des femmes autochtones est au moins quatre fois supérieur à celui de toutes les autres femmes. De plus, des études révèlent que 75 % des filles autochtones âgées de moins de 18 ans ont déjà été victimes d’agression sexuelle. Cela est intolérable et doit changer », souligne la vice-présidente représentant les femmes de la FTQ, Joëlle Ravary.

Rassemblement du 3 octobre à la mémoire de Joyce Echaquan : https://bit.ly/33mFcdP

Vigile commémorative du 4 octobre : https://bit.ly/33qmlyJ

La FTQ, la plus grande centrale syndicale au Québec, représente plus de 600 000 travailleurs et travailleuses.