La FTQ souligne la Journée nationale de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes

Photo: Isabelle Gareau

Montréal, le 6 décembre 2017. – La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec souligne la Journée nationale de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes, en mettant ses drapeaux en berne. Mentionnons que la journée du 6 décembre a été instituée pour rappeler la mort de 14 jeunes femmes de l’école Polytechnique assassinées le 6 décembre 1989 parce qu’elles étaient des femmes.

« Comme organisation syndicale, nous avons un rôle à jouer pour contrer les violences faites aux femmes et améliorer leur sécurité tant dans les milieux de travail qu’au quotidien, sur la rue, à la maison, dans le sport ou à l’école. Il est urgent d’agir afin de prévenir toute forme de violence ou de harcèlement à l’endroit des femmes. Pour la FTQ et ses syndicats affiliés, il n’y a pas de demi-mesure, toutes violences doivent être dénoncées », déclare Louise Michaud, vice-présidente représentante des femmes de la FTQ.

Le rôle des syndicats, des affiliés de la FTQ, est crucial pour combattre les violences, notamment la violence conjugale. Il faut donc s’assurer que les membres aient accès au soutien dont elles ont besoin dans leurs milieux de travail, notamment par le biais de la négociation collective. Les affiliés sont également invités à adopter une politique de tolérance zéro contre la violence et le harcèlement au travail.

Par ailleurs, la FTQ appuie la campagne des 12 journées d’actions contre les violences faites aux femmes, et invite ses affiliés à participer aux différentes activités de commémoration qui auront lieu ce mercredi. Aussi, la FTQ tient à rappeler qu’une part importante de ces violences à l’égard des femmes concerne les milieux de travail. Les femmes sont touchées de façon disproportionnée par la violence au travail.  C’est pourquoi il faut agir, l’indifférence n’est pas une solution.

« Lors de notre dernier congrès, les militantes et militants ont voté à l’unanimité une résolution réclamant que des congés payés soient prévus dans les lois et dans les conventions collectives de travail pour les personnes victimes de violence conjugale. Il faut aussi que ces lois assurent la sécurité d’emploi aux travailleuses. À ce sujet, nos attentes sont grandes en ce qui a trait à la réforme de la Loi sur les normes du travail qui doit être déposé à l’Assemblée nationale au début de l’année 2018 », ajoute Serge Cadieux, secrétaire général de la FTQ.

Enfin, lors de la dernière biennale des femmes de la FTQ, une place importante a été réservée dans les discussions au sujet de la violence conjugale et de ses liens avec les milieux de travail. D’ailleurs, le service de la condition féminine de la FTQ a recensé de nombreux exemples de clauses négociées par des syndicats canadiens et québécois et les a intégrés dans un document de référence pour mieux outiller ses affiliés. Ce document est disponible au service de la condition féminine.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale au Québec, représente plus de 600 000 travailleurs et travailleuses, dont le tiers sont des femmes.