Les travailleuses domestiques ont des droits et il est temps de les faire respecter!

16 juin, Journée internationale des travailleuses domestiques

Montréal, le 16 juin 2018. – La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) tient à souligner, en ce 16 juin, la Journée internationale des travailleuses et travailleurs domestiques, dont près de 80% sont des femmes.

Les travailleuses domestiques sont des personnes embauchées par des particuliers pour travailler dans des maisons privées et sont en majorité des personnes racisées provenant de l’immigration et souvent vulnérables. Elles effectuent toute une gamme de tâches, allant de la garde d’enfants jusqu’à la préparation des repas. Elles contribuent au développement économique sans pour autant bénéficier de la reconnaissance et de la protection auxquelles elles auraient droit.

En 2011, de nombreux gouvernements et syndicats ont signé la Convention no 189 sur le travail décent pour les travailleuses et travailleurs domestiques sous l’égide de l’Organisation internationale du travail (OIT). Le Canada s’y refuse toujours. «Le gouvernement fédéral doit passer à l’action et signer cette convention afin de garantir des normes internationales de travail aux travailleuses domestiques. Cela signifie entre autres une protection en matière de rémunération, une limitation de la durée du travail, le droit au repos, des normes pour protéger leur santé et sécurité au travail et la liberté syndicale», déclare le secrétaire général de la FTQ, Serge Cadieux.

«Au Québec, on estime à 25 000 le nombre de ces travailleuses qui sont pratiquement sans aucune protection et sont souvent isolées et sans droits. Par exemple, elles ne peuvent s’adresser à la CNESST dans le cas d’accident de travail ou de maladie professionnelle à moins de s’être inscrites et d’avoir payé elles-mêmes des primes d’assurances. Il est temps de leur donner des droits et de les traiter équitablement», ajoute la vice-présidente représentant les femmes à la FTQ, Joëlle Ravary.

«La FTQ invite ses militants, ses militantes et la population en général à participer à la campagne du Centre international de solidarité ouvrière (CISO) et à signer la pétition en ligne sur le site du Parlement canadien réclamant la ratification de la Convention no 189», conclut Serge Cadieux.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale au Québec, représente plus de 600 000 travailleurs et travailleuses.