Vice-présidentes

L’équipe 2020-2022

Les trois vice-présidentes représentant les femmes à la FTQ sont :

Suzy Beaudry

Née à Sudbury en Ontario, Suzy a toujours su qu’un jour, elle serait au service de son prochain et travaillerait dans un secteur où la relation d’aide est une composante majeure de son quotidien.

Au commencement de son parcours professionnel, elle a d’abord travaillé chez Jeno Neuman et fils, entreprise œuvrant dans le secteur manufacturier du vêtement pour dames. Pendant près de 20 ans, elle a donc occupé un poste de presseuse, tout en s’initiant à la vie syndicale et en encourageant ses consœurs à en faire de même.

Au fil des années, elle occupa diverses fonctions syndicales, ce qui lui permit d’apprendre les rouages du milieu syndical sous différents angles.

Son implication syndicale débuta en 1999, alors qu’elle fût nommée à titre de déléguée en santé et sécurité. À cette époque, l’un des enjeux principaux pour lequel elle militait concernait une problématique à saveur toute féminine – le retrait en milieu de travail – qui était encore inexistant.

Au cours de cette période, en parallèle des batailles qu’elle menait au niveau de la santé et sécurité, elle fut également élue par ses pairs au sein de l’exécutif syndical. Alors membre fièrement impliquée, elle a par la suite été réélue par ses consœurs lors de chacun des renouvellements de mandat, et ce, jusqu’à la fermeture de l’entreprise en 2006.

En juin 2006, elle débuta alors une nouvelle carrière comme représentante syndicale. D’entrée de jeu, elle occupa un poste à travers lequel elle fut appelée à traiter des dossiers qui affectent spécialement les femmes, devant veiller à la défense des membres provenant du secteur manufacturier, industrie dont la main-d’œuvre est majoritairement féminine. Par ailleurs, dans le cadre de ses fonctions de représentante syndicale à l’UES800, elle est aujourd’hui également responsable du comité Femmes en action.

Au cours des années, elle fut donc appelée à agir et travailler pour le bien-être des femmes, et à représenter et défendre des membres provenant de divers horizons. Particulièrement présents dans le secteur manufacturier, elle se fit également un devoir de s’assurer de l’intégration et de l’aisance des travailleurs issus de l’immigration dans leur milieu de travail. À cette fin, elle a également beaucoup milité pour l’implantation de la francisation en entreprise dans l’industrie du vêtement, chose qui devint réalité dans plusieurs usines. Elle traita également de nombreux dossiers liés aux obligations, pour l’employeur, d’accommoder les travailleurs en provenance de divers milieux.

C’est donc dans ce contexte que Suzy eut à traiter des dossiers de toutes sortes, tout en voyant à l’amélioration des conditions de travail, particulièrement des salaires, des travailleurs de l’industrie du vêtement, main-d’œuvre principalement féminine.

Tout au long de son parcours, autant de membre militante que de représentante syndicale, elle veilla donc à la reconnaissance, au maintien, et à l’amélioration des acquis des travailleurs desquels elle était responsable.

En novembre 2019, à l’occasion du congrès de la FTQ, elle fut élue comme substitut à la vice-présidente représentant les femmes. En cours de mandat, et suivant le départ de Mme Louise Michaud, le 1er octobre 2020, elle obtient le poste de vice-présidente représentant les femmes.

Fière et remplie d’espoir, elle se réjouit déjà à l’idée de commencer un nouveau chapitre de sa vie, et c’est avec enthousiasme qu’elle souhaite entamer ses nouvelles fonctions et relever de nouveaux défis.

Nathaly Guillemette

Mon premier choix de carrière était de devenir policière. À cette époque, les jeunes femmes inscrites dans ce programme au Cégep n’étaient pas nombreuses. Avant mon entrée en Techniques policières, je n’ai jamais eu le sentiment que le simple fait d’être une femme pouvait me rendre la vie dure. Je suis allée dans un Collège de filles où nous étions encouragées à devenir des femmes de tête et à me faire dire que rien n’était impossible. C’est à partir du Cégep que mes lunettes roses se sont brisées!

Changement de trajectoire. J’ai travaillé dans une usine de plastique en attendant de trouver ce que j’allais faire de ma vie. Cela m’a ouvert les yeux sur les injustices qui existent dans certains milieux de travail, les discriminations et les préjugés envers les femmes et les personnes racisées, etc.

Après quelques mois, j’ai commencé à travailler pour la Section locale 1999 des Teamsters et c’est là que j’ai découvert et développé ma passion pour le syndicalisme. Malgré le fait que c’était un milieu à prédominance masculine, j’ai pu gravir les échelons et toucher un peu à tout. Aujourd’hui, je suis coordonnatrice nationale à Teamsters Canada, responsable de l’éducation, du dossier des jeunes et du dossier des femmes.

En plus de mon rôle à Teamsters Canada, j’ai été élue présidente du Caucus condition féminine Teamsters Québec. Dans le cadre de mon travail dans le dossier des femmes, j’ai mis sur pied des événements pour les femmes (conventions, soupers-conférences, etc.), j’ai développé et animé des ateliers ou des formations sur la violence conjugale ou autres sujets qui touchent les femmes, j’ai créé des webinaires et organisé des événements caritatifs.

Je siège au comité consultatif de la conférence des femmes des Teamsters aux États-Unis, où j’ai pu organiser, en collaboration avec mes consœurs américaines, une conférence internationale des femmes Teamsters. L’évènement, qui a eu lieu à Montréal en 2019, a attiré plus de 1 200 femmes Teamsters de partout en Amérique du Nord.

Je siège aussi au comité de la condition féminine à la FTQ depuis trois ans. Depuis 2015, je participe chaque année à la Commission de la Condition de la femme des Nations Unies et j’ai également participé à la Conférence continentale des femmes de la Confédération syndicale des travailleuses et travailleurs des Amériques (CSA) qui portait sur l’avenir du travail équitable et égalitaire dans le monde, en 2019. Ma participation à ces conférences m’a permis de prendre conscience des défis particuliers auxquels font face les femmes d’ici et d’ailleurs et d’avoir une plus grande ouverture au monde, à la diversité et aux différences.

Je me considère comme une féministe intersectionnelle, toujours à l’écoute, ouverte aux autres et passionnée par le syndicalisme. Je suis fière et heureuse de commencer mes nouvelles fonctions et de relever de nouveaux défis. Je suis convaincu qu’en travaillant tous ensemble nous réussirons à atteindre nos objectifs d’égalité et d’équité pour toutes les femmes.

Joëlle Ravary

Elles ont la responsabilité politique du Comité de la condition féminine de la FTQ. Soulignons les départs de Louise Michaud, le 1er octobre 2020, et de France Paradis, le 31 décembre 2020, qui étaient vice-présidentes représentant les femmes à la FTQ. Soulignons aussi l’arrivée de Suzy Beaudry, vice-présidente substitut.